En finir avec les passoires thermiques !

4 Mai 2021 | Nos conseils

Logements à consommations énergétiques excessives, les passoires thermiques sont au centre de toutes les attentions. La loi climat et résilience (mars 2021) en interdit la location à partir de 2023. Alors… des travaux s’imposent !

Qu’est-ce qu’une passoire thermique?

Si chacun s’imagine un peu cette maison-passoire avec des trous qui laissent entrer le froid à l’intérieur et fait se perdre le chauffage à l’extérieur, il existe en réalité des critères bien précis.

Oui : une passoire thermique est un logement mal isolé, avec des systèmes de ventilation et de chauffage défaillants. Les occupants souvent ressentent des courants d’air, n’arrivent pas à éliminer la condensation, voient se développer de la moisissure, ne parviennent pas à atteindre la température qu’ils souhaitent dans leur lieu de vie…

Dans les passoires thermiques, c’est surtout en période de grande chaleur et de froids extrêmes que les conditions de vie sont indécentes. Impossibles à chauffer ou à rafraîchir – et souvent les deux – les passoires thermiques n’offrent quasi aucun confort de vie. Et ces conditions se répètent et durent, quelle que soit la saison.

Pas de chaudière…

Dans une passoire thermique, le système de chauffage est défaillant parce qu’inadapté. Qu’il s’agisse de chauffages d’appoint, de vieilles chaudières difficilement réglables ou défectueuses ou du “tout électrique” alors que la région connaît des températures négatives plusieurs semaines par an.

… Et des factures de chauffage démentes !

Enfin, et surtout, un signe qui ne trompe pas : les occupants d’un logement qualifié de passoire thermique ont des factures d’énergie incroyablement élevées. Parce qu’un passoire thermique, c’est avant tout un logement qui consomme beaucoup trop d’énergie. Les déperditions sont telles que le chauffage, la ventilation ou la climatisation (quand il y en a) tournent tout le temps à plein régime sans effets probants.

En résumé, une passoire thermique c’est trop cher, trop chaud, trop froid, trop humide… Mais il n’est jamais trop tard pour trouver des solutions!

La fin des passoires thermiques

Entreprendre des travaux pour faire sortir son logement de la catégorie des passoires thermiques est un impératif. Le plus tôt sera le mieux puisque la loi climat et résilience (mars 2021 + lien interne vers article)  interdit, à partir du 1er janvier 2023, la mise en location des logements étiquetés G. Et dès le 1er janvier 2028, ce seront les logements étiquetés F qui seront eux aussi interdits à la location.

Les propriétaires, qu’ils soient loueurs de passoires thermiques ou qu’ils vivent eux-même dans un logement indécent au niveau énergétique, sont donc fortement incités à trouver des solutions.

  • proposition illustration type frise chronologique : convention citoyenne (oct 2019) + + septembre 2020 une étude nationale recense 5 millions de passoires thermiques + loi climat et résilience (mars 2021) + 2021 : pas d’augmentation de loyer si la passoire thermique n’a pas fait l’objet de travaux + 2023 les passoires thermiques (étiquette G) seront interdites à la location + 2028 tous les logements devront avoir une étiquette thermique supérieure ou égale à E pour pouvoir être loués ou vendus.

Définition concrète : qu’est-ce qu’une passoire thermique ?

Au-delà du ressenti de ses occupants, une passoire thermique a une étiquette énergétique F ou G. En catégorie G, le logement qualifié de passoire thermique consomme plus de 450 kWh par mètre carré de surface habitable et par an, en France métropolitaine.

Ces logements sont jugés indécents d’un point de vue thermique et seront interdits à la location en 2023.

Au niveau national, près de 5 millions de logements seraient concernés.

Une étude (septembre 2020) recense des logements qui sont majoritairement ruraux. Notons également que le parc privé est plus concerné que celui des bailleurs sociaux.

Passoires thermiques : Des chiffres et des lettres

On parle de passoire thermique pour les logements dont les étiquettes énergétiques flirtent avec le rouge : les catégories F et G.

Les premières étiquettes sont apparues sous l’impulsion de la Communauté Économique Européenne (CEE – ancêtre de l’Union Européenne) en 1992. A ce moment-là, seuls les appareils électroménagers étaient concernés. Ces étiquettes énergétiques permettaient aux consommateurs de mesurer l’impact de leurs achats : l’appareil consomme-t-il beaucoup? En catégorie A ou A++ ou B (étiquette verte) l’appareil est vertueux. En catégorie G (étiquette rouge) il est énergivore.

Ce système d’étiquettes s’est étendu à différents biens et est progressivement devenu obligatoire dans certains domaines. Il continue à se développer par exemple pour l’alimentation, avec les Nutriscores qui apparaissent sur certaines denrées de consommation vendues en grande distribution, etc.

Aujourd’hui, on trouve des étiquettes énergétiques sur les lampes et ampoules, sur les voitures, les appareils électroménagers, les climatiseurs, les appareils de chauffage et les biens immobiliers.

Faciles à lire, ces étiquettes énergétiques permettent aussi de comprendre l’incidence qu’ont nos achats sur l’environnement.

Vers une habitation plus verte…

Avec la loi “Climat et résilience”, c’est aussi cet impact individuel et collectif sur la planète qui est pris en considération. + lien

Parce que les passoires thermiques sont, de par leur nature énergivore, de véritables accélérateurs de réchauffement climatique!

Les déperditions engendrées par votre chaudière ou les mauvais réglages de votre climatiseur nuisent à votre confort de vie au quotidien et ne répondent absolument pas à vos besoins. Mais ces fuites et sur-consommations sont aussi néfastes pour la planète.

Les étiquettes énergétiques permettent de présenter les caractéristiques du produit, ses performances lors de son utilisation et son niveau d’émission de gaz à effets de serre.

Ce sont exactement les mêmes couleurs et les mêmes lettres qui composent les étiquettes énergétiques des logements. Lors d’un audit énergétique est rendu un bilan ou Diagnostic de performance énergétique (DPE) qui permet de qualifier le logement et de lui apposer l’étiquette en question, allant de vert: vertueux, à rouge : énergivore.

Les étiquettes énergétiques dans l’immobilier

Pour les ventes et locations de logements, les étiquettes énergétiques sont très prisées : elles indiquent quelles sont les performances du logement et donc si

  • son confort de vie y est optimal, moyen ou très faible,
  • ses factures d’énergie vont être élevées ou non, 
  • son impact sur l’environnement va être important ou faible.

Qu’est-ce qu’un diagnostic de performance énergétique ?

  • Les DPE sont réalisés par des diagnostiqueurs indépendants.
  • Il est possible de faire réaliser un DPE à tout moment.
  • Il est possible de faire réaliser un DPE que l’on soit locataire ou propriétaire.
  • Le DPE s’accompagne parfois d’une étude thermique du logement. Les déperditions de chaleur apparaissent alors en rouge sur l’image. Sans surprise, c’est par le toit que se perd le plus de chaleur.

Les travaux à entreprendre pour rénover une passoire thermique

Les constats effectués, il importe de démarrer des travaux. Le trio gagnant étant:

  1. isolation
  2. ventilation
  3. chauffage

Les travaux de mise à niveau d’un bâtiment classé passoire thermique sont compatibles avec des rénovations d’habitations anciennes, sans en dénaturer l’identité architecturale.

Faites appel à des spécialistes qui sauront vous conseiller au mieux!

Résultats après travaux

  • un confort de vie considérablement augmenté
  • des factures de chauffage, d’électricité et d’eau chaude raisonnables
  • un bilan carbone honorable
  • une plus-value pour votre logement